Le vent souffle fort sur le port. Ma casquette s'est envolée, a roulé sur le quai et s'est arrêtée à quelques mètres du bassin... Les remorqueurs se sont réfugiés dans le sas ouest et dansent au rythme des vagues. Je suis là pour trouver l'espace qui sera mon Carré D'Jean et j'ai vu plusieurs magasins qui pourraient faire l'affaire. La pluie est venue, d'abord fine, puis violente et lourde... Rentré au bercail comme un bateau ivre de tempête. Bientôt je serai amarré à Saint-Nazaire et je plonge dans la ville comme un scaphandrier dans l'épave de la Licorne... J'aime cette ville qui ne respire pas le surfait, le bobo et qui a du muscle. J'aime cette ville qui ne ressemble pas à une coquille vide. J'aime cette ville qui m'offre son hospitalité pour que ma plume plonge dans l'écume et la fureur des éléments. J'aime cette ville qui sait aussi montrer des ciels de feu, des nuages de cendres, des goélands immobiles dans le vent, des cargos étonnés de toucher terre... Je saurai te rendre le plaisir que tu me donnes Saint-Nazaire... à nous deux nous emmènerons les lecteurs dans l'histoire et l'aventure de la vie. Merci Saint-Nazaire !  |
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